Un grand lac paisible et le vent qui soupire, Un vieil arbre immobile et le soir qui défait. Lasse, elle mêle la terre et le blanc des souliers Elle mêle sa jeunesse aux sanglots qui sétirent Leau mate qui la fixe et le froid qui la fige. Seule dans la lande, reine des genêts et des bruyères, Parmi les roseaux indolents et les fougères, Elle marie son regard avec les longues tiges.. Le soir la dissimule, elle oublie qui elle fut. Le vieil arbre caresse la blancheur du corps nu Telle une branche immobile qui repose à son pied. Du haut du ciel, du fond des eaux, elle aperçoit Un vieil arbre paisible et le lac qui la noie, Une branche immobile et le soir qui défait. |