| A Chantal Les féeries de la nature Ont toujours charmé mon coeur : Un coucher de soleil Sur l'horizon sans fin : Un sous-bois mystérieux noyé dans la brume Fragmentée par les coulées de lumière matinale ; La mer aux couleurs sans cesse renouvelées Inspirant les voyages lointains ; L'infini étoilé devant lequel, L'âme se sent si petite ; Et puis ces arbres que j'aime tant, Dressant leurs bouquets de fleurs Aux couleurs si tendres, au printemps, Revêtant leurs habits d'arlequin, à l'automne, Pour que dans notre coeur, Durant les longs jours de l'hiver, Demeure le souvenir de leur splendeur. A toutes ces féeries, je préfère pourtant, Sans que tu le saches, La magie de tes yeux. J'aimerais toujours les contempler Et y lire à livre ouvert, Et comprendre ton âme. Dans ton regard, parfois, Danse une flamme. Amusement ou moquerie ? Je ne le sais pas. Jamais, je n'y ai vu Une larme troublant leur limpidité. Pourtant, j'aimerais éloigner Toujours, ces pleurs qui m'attristent. Une fois, j'y ai lu L'émerveillement que tu ressens Devant le spectacle de la nature. Et j'aimerais contempler à nouveau, Cette féerie, mais au travers de ton regard ; Au contact de ton âme, elle n'en sera que plus belle. Il est autre chose que j'aimerais y lire, C'est le secret espoir de mon coeur Mais tout cela n'est sans doute que rêve. | | |