| Après tout, je m'en fous, tu m'es indifférente Quand je te vois passer, tu n'es qu'une autre histoire Diable comment peut-on faire mourir une passion ? Faire disparaître les traces qui étaient une mémoire, Sables qui deviennent mouvants quand ils étaient moissons. Après tout je m'en fous, tu m'es indifférente, Comment ai-je pu, pour toi, même tremper ma plume Au plus profond de moi avec autant de fougue, Et ne penser à rien qu'attendre que s'allume Une braise ou une flamme, comme on porte le joug. Après tout je m'en fous, tu m'es indifférente, Vogue, passe, taquine, ce n'est plus avec moi, Laisse tes ondées de lune et tes souffles de vent Je suis parti ailleurs, un peu, en hors la loi, Ecumer d'autres mers, un autre continent. Après tout je m'en fous, tu m'es indifférente, Moi j'ai appris l'oubli, force qui me seconde.
Je sais que toi aussi, parfois pincements de coeur
Viendront te rappeler comment une seule seconde
A détruit un empire, ne laissant que rancoeur.
Après tout je m'en fous, tu m'es indifférente, Je m'en vais retourner dans le pays des êtres Où les gens aiment écrire, pour la beauté des mots, Sans nulle compétition, sans joutes pour paraître, Juste l'amour des âmes, juste se faire Pierrot. Après tout je m'en fous, tu m'es indifférente, Sous terre les oiseaux, naviguent les avions, S'envolent les voiliers, que nagent les nuages, L'amour est déraison, et pas de compassion, Qu'on enterre les mers, on est tous de passage. | | |