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BRANDAO PIERRE

Un cri strident ouvrit le calme de terreur
D'horribles sifflements tracèrent en fureur,
Se métamorphosèrent en terribles flammes,
Aiguisèrent l'acier en de cruelles lames
Un enfant souriait assis sur le trottoir ...

Les hommes horrifiés succombaient sous les murs
Leurs douces femmes claquaient leur progéniture
Sur le pavé dressé comme une simple aiguille
Qui perce la bulle-ventre à plainte inutile
Un enfant souriait assis sur le trottoir ...

Il y a le fracas d'un dos qui s'est rompu,
Il y a une croix rouge sang de déchue,
De jeunes regards clos ne s'ouvriront jamais,
Et l'amour jouvenceau ne vieillira jamais !
Un enfant souriait assis sur le trottoir ...

Les colonnes-cités sont faites de vertèbres
Reposées seulement sur des larmes amères !
Le sang et le pourquoi s'écoulent dans la rue,
Les quelques survivants pleurent leurs disparus ...
L'enfant martyr criait assis sur le trottoir
Lorsque survint à lui l'ombre de l'abattoir...

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