Un cri strident ouvrit le calme de terreur D'horribles sifflements tracèrent en fureur, Se métamorphosèrent en terribles flammes, Aiguisèrent l'acier en de cruelles lames Un enfant souriait assis sur le trottoir ... Les hommes horrifiés succombaient sous les murs Leurs douces femmes claquaient leur progéniture Sur le pavé dressé comme une simple aiguille Qui perce la bulle-ventre à plainte inutile Un enfant souriait assis sur le trottoir ... Il y a le fracas d'un dos qui s'est rompu, Il y a une croix rouge sang de déchue, De jeunes regards clos ne s'ouvriront jamais, Et l'amour jouvenceau ne vieillira jamais ! Un enfant souriait assis sur le trottoir ... Les colonnes-cités sont faites de vertèbres Reposées seulement sur des larmes amères ! Le sang et le pourquoi s'écoulent dans la rue, Les quelques survivants pleurent leurs disparus ... L'enfant martyr criait assis sur le trottoir Lorsque survint à lui l'ombre de l'abattoir... |