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Mélancolie, mélancolie, ton allégresse
Amère, dans sa morbidité à point nommé,
Nous accompagne dés qu’une page est tournée.
Plus suave que la banale détresse

Tu t’installe en maîtresse, comptant sur la durée.
Mélancolie, mélancolie, tu nous presses
De revenir toujours, sans cesse, sur nos regrets
Et tu fais de nos c¦urs un havre de mollesse

Aux horizons toujours fermés par un brouillard
Qui accapare les bleus, les roses cafards
Qui flottent, lourds, dans la mémoire, anesthésiée.
Mélancolie, mélancolie, je vais noyer

Cette langueur cannibale dans les ronciers
D’une passion qui prend et mon c¦ur et mon âme.
Tu peux garder ton héritage particulier,
Adieu, adieu, je suis amoureux d’une femme.

 

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