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PYJAPOIS

Je traîne derrière moi un lourd manteau de doutes,
La pesanteur cruelle aime à me voir courbé.
Et quand je lève les yeux pour retrouver ma route
Une molle lassitude geint sur mon front figé.

Malgré tout, je m'avance, et chacun de mes pas
Me conduisent vers toi, comme à un échafaud,
Je sais qu'à ce moment les voix ne manqueront pas

De harceler mon âme jusque dans mon cerveau.

- Pas de répit, pas de pitié, tu es perdu !
Ce n'était pas la peine et tu l'as toujours su ! -
Chancelant d'un pas ivre, je me force et me traîne.

Et quand j'arrive à toi, un léger vent m'élève,
Un sourire de toi m'accorde enfin une trêve,
Ta douceur s'insinue jusqu'au flot de mes veines.

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