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Diablesse venue d'un monde où naissent
les étoiles,
Des yeux nés d'un ailleurs, presque aux confins du ciel,
Des graines de rousseur qui emplissent la toile
Du maître qui t'a peinte, tu es belle Raphaëlle.
Chevelure qui s'ébroue, encadrant ton
visage,
Dessinée au pinceau, un peu comme une épure,
Tu te lèves et l'espace devient ton paysage
Et l'enfant se fait femme, diable que tu es pure.
Raphaëlle s'il fallait que j'invente tes
sources
Elles seraient d'un ailleurs, elles viendraient d'un étrange
Qui t'a faite mystères, si j'arrêtais la course
Des astres qui te hantent, sûr que tu serais ange.
Tu es belle à croquer, star d'un bout
d'univers
Et suffit que tu danses et la piste s'éveille.
On ne voit qu'une lumière, celle de tes yeux verts,
Aurais-je donc trouvé la huitième merveille ?
Ton corps suit le rythme de la musique fauve,
Déhanchements sauvages, syncopés et subtils,
Vers toi tous ces visages se tournent et tu te sauves
Pour t'en aller cacher d'un battement de cils.
Il manquait une ligne, le dessin de ta bouche
Un peu comme une rive, méandre d'un ruisseau
Qui coule sur tes lèvres par toutes petites touches
Diablesse Raphaëlle, je viens goûter ton eau.
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