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PYJAPOIS

Dans l'ombre d'un prunier , sous le jour brûlant,
Ton pied nu se détend sur un tapis de mousse,
Et c'est plaisir de voir ta chevelure rousse
Déplier sa longueur dans le vert du champ.

Se faufilent lentement les reptiles orangés
Entre les herbes hautes et les racines brunes,
Contournent longuement la douceur d'une prune
Et paressent ainsi en boucles allongées.

Rougissant la Nature de mèches vénéneuses,
Il n'est alors pour moi de vision plus heureuse
Que celle de ta rousseur sur un vert oreiller.

J'envie à cet instant cette herbe inconsciente
Qui se fusionne à toi et par là même enfante
Cette image troublante d'une union colorée.

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