| Les feuilles des peupliers sont presque toutes à terre Et larbre se prépare à affronter lhiver ! Toutes forces tendues vers le ciel, dans sa beauté A nulle autre pareille, il ne va pas prier. Il attendra son heure : droit, fier, hautain. Nayant crainte ni du gel, ni du farouche destin. Il est là ! Admirer la finesse de ses branches Les unes sinueuses, les autres droites et franches . Je suis là ! me dit-il, jai chanté , cet été. Lheure est venue de geindre et de pleurer... Mes larmes coulent car lhiver est en moi, Sa cruelle rigueur a supprimée ma joie ! | |