Cette nuit un spectre m'est apparu Dans un drap blanc il est venu Et avant le réveil m'a glissé ces mots doucement Je suis le fantôme déchu de tes nuits D'enfants qui hante toujours tes bonheurs présents Alors que tes rêves semblent assoupis Dans une léthargie songeuse qui frise le sublime Je suis le spectre de tes passions d'antan Je ne me complais que dans l'abîme De tes douleurs parfois indolentes Qui s'exhalent souvent en soupirs Je suis le masque de tes délires Je suis l'esprit de tes amours défuntes Les cendres des chagrins et des feintes Qui souvent hantent ta vie insolente Puis le jour a éteint mon sommeil Plus de fantôme ni de voix à mon réveil Mais je sais que quelque part en moi Cet esprit là au rythme de mon c¦ur bat. Son souffle rythme cependant tous mes pas Et de mélancolie colore mes tendres émois Et son empreinte hante mon présent jour après jour La nuit il glisse dans mes rêves toujours Des fragments de souvenirs assassins... Ce fantôme dont je ne peux me détacher Qui souvent me pèse comme un chagrin Je ne peux l'effacer car il est mon passé. |