Loin d'un arbre gris, d'un appui d'un repère Où rêvent les roseaux les fléoles sous le vent J'ai oublié le son les humeurs, les relents Des lumières qui ruissellent le long des jours clairs Soudain le cri d'un freux a éteint le silence Ce ne furent que des vagues des lames des nuages Qui appelaient en vain juste derrière l'orage Le repos incertain d'un abri providence La terre la mer le vent le soleil leurs effets Relèvent, soulèvent, élèvent, et créent D'un élan hasardeux d'un futur déjà né Construit de toute pièce sur un passé oublié Le froid la mort d'une douleur rasée de près Cache oubli honte pleurs et réveillent des instants Qui semblables au ressac jaillissant et hurlant S'écrase sur un rocher plein d'écumes et reflets Quand revoir ce soleil cette chaleur tous ces bruits Qui font éclore graines pousses par milliers Sans que celles ci ne puissent un moment douter De l'appui du certain du réel rejailli... |