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Automouche 1922

Cyclecarette
1923

ZS2 1926

AT
1930

M2VD 1953


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En 1902 Cyrille Monet
ouvre un commerce de cycles à Mâcon. Il a 2 filles
Juliette et Henriette et 2 garçons Joseph et Marcel.
En 1907, Juliette Monet épouse Philippe Lagoutte, mécanicien
à Crèches.
Vers 1910 Joseph Monet et son copain Maurice Boullay réalise
des avions et moteurs rotatifs.
En 1913, Joseph Monet sassocie avec son beau-frère
et fonde la société : Monet & Lagoutte, spécialisée
dans la construction de Vélocimanes
(voiturettes de mutilés à propulsion par les mains.)
La guerre anéantit ces projets ! M. Boullay est tué
en 1914 et Ph. Lagoutte en 1916.
J. Monet se retrouve seul ! Cest alors quil rencontre
Adrien Goyon, lhéritier dune riche famille mâconnaise,
dont le fils André se destine à diriger l'usine.
Le 2 avril 1917, ils créent la société Monet
& Goyon. La guerre fait un grand nombre de mutilés, cela
permet à Monet & Goyon dintensifier sa production
de Vélocimanes.
Ensuite les modèles se diversifient. Des
roues-motrices, vélo-fauteuils, moto-légères,
voiturettes motorisées et scooters
(Vélautos) voient le jour.
André Goyon, ses études terminées, arrive à
lusine. Avec J. Monet, il étudie une nouvelle machine
(Type Z-2HP),
dotée d'un moteur Villiers anglais de 147 cm3. Présentée
au salon de 1922, elle fait sensation. Lannée suivante
elle est entourée dune grande sur de 250 cm3.
Malheureusement, en 1924, André Goyon est emporté
par une pneumonie.
Par contre, lusine tourne à plein, les motos se vendent
bien. Pour faire face à ce surcroît de production,
une usine est construite en 1925 et 1926.
En 1926, la gamme de motos est étendue aux 4
temps 350 cm3 à moteurs MAG suisses.
Depuis quelques années, l'écurie de course glane de
très nombreux succès.
1926 voit lapogée avec un chiffre record de 10 000
machines vendues, elle voit aussi le début de la chute !
Joseph Monet meurt de la tuberculose. Son frère Marcel le
remplace, mais il na pas les compétences nécessaires.
A lautomne les ventes chutent de façon dramatique.
En 1927 la gamme est étendue aux 500.
En 1928 les machines
sont une nouvelle fois améliorées avec ladjonction
dun réservoir en selle.
En 1929, Monet & Goyon rachète Koehler-Escoffier. Cette
marque lyonnaise, créée en 1912 a toujours fabriqué
des machines sportives et de course.
Au salon 1930, de nouvelles machines sont présentées.
La MG 35 qui
dispose d'un bloc-moteur porte tous les espoirs. Elle est attrayante,
mais pas au point ! Les clients mécontents quittent la marque.
En 1932 les choses saméliorent avec la mise sur le
marché des B. M. A. (bicyclettes à moteur auxiliaire.)
Ces petites cylindrées (100 cm3) sont plus abordables et
se vendent plus facilement que les grosses motos.
Au salon de 1933, la grande nouveauté est la
série L. Ces motos sont modernes et plaisent beaucoup.
Le succès est au rendez-vous ! Pour la saison 1935 elles
sont entourées par des 500 cm3.
Au mois de juin 1936, comme dans de très nombreuses entreprises
françaises, la grève éclate à lusine.
En 1938, Marcel Monet décède dune congestion.
Septembre 1939 cest encore la guerre !
En 1940, Adrien Goyon, 82 ans laisse sa place de directeur général.
Durant cette période, lactivité est ralentie.
La guerre terminée, les modèles de 1939 sont remis
en fabrication. Un moteur auxiliaire de 34 cm3, le Motorox est commercialisé.
Au salon de 1947, 3 motos sont présentées, dont une
à moteur Villiers (future S6V), qui sera retenue, mais la
vente ne débute quen janvier 1950.
La fabrication de vélomoteurs 100 cm3 (S3G)
est poursuivie. Parallèlement, lusine fabrique des
moteurs Villiers sous Licence.
Le petit vélomoteur
S6V plait beaucoup et se vend bien. En 1951 il continue sa percée
et une 200 cm3 est étudiée, future M2V.
Au mois de janvier 1953, Adrien Goyon, dernier fondateur de la marque
disparaît à 95 ans.
Pour faire face à la déferlante des scooters, Monet-Goyon
sort en 1953 un modèle à grandes roues, "la
Starlett". Elle est bien accueillie. Malheureusement, encore
une fois, la commercialisation tarde et la qualité nest
pas au rendez-vous !
En 1954 les problèmes sérieux commencent. Le dépôt
de bilan est évité, mais 99 employés sont licenciés.
Une nouvelle moto Le "Pullman"
est proposée pour lannée 1956.
Le 26 octobre 1956, lentreprise est en cessation de paiement.
En 1957, UNIMECA, société de gestion prend le relais.
Pour se diversifier elle fait de la sous traitance pour Citroën,
Berliet, Paris-Rhône.
La vente de motos est insignifiante, pourtant un nouveau modèle
: "La Dolina" est mis sur le marché.
En 1958, un contrat est signé avec Motostandard, afin de
produire des motoculteurs. Cela redonne un coup de fouet à
la vieille entreprise mâconnaise.
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